2 juin 2011
Al Hocelma, coincée au bord de la Méditerranée par les montagnes du Rif, est longtemps restée à l’écart de la vie marocaine. Au début du Moyen Age il y avait là un petit royaume pratiquement indépendant, l’émirat de Nekor (du nom de l’oued qui avoisine la ville). Au début de ce siècle encore, cette région peuplée par les Beni Ouriaguel, fut le berceau de la puissance éphémère d’Abd el Krim : le chef de la révolte du Rif avait sa capitale à Ajdir. à 10 km au Sud-Est d’AI Hoceima.
Aujourd’hui les contraintes géographiques demeurent : port et ville n’ont qu’un rayonnement médiocre. Et pourtant, l’aménagement touristique de la baie ouvre pour Al Hoceima de nouveaux horizons.
La ville et le port. — La ville est agréable avec sa cascade de maisons blanches qui dégringolent, de terrasse en terrasse, des collines vers la mer. Elle est animée, même le soir, et, aux abords de la place du Rif, les touristes se rafraîchissent au café ou retournent se mettent au frais dans leurs Hôtels climatisés.
Le port en eau profonde est abrité par de hautes falaises. Une petite flotille y pratique la pêche au lamparo. De la jetée, on a une vue remarquable de la ville et de la baie. Entre la pointe orientale du massif calcaire des Bokkoyas et le bloc volcanique des Beni Bou Idiz, la baie d’AI Hoceima déploie son demi-cercle à peu près parfait. L’un des trois îlots est le peñón d’AIhucemas, forteresse espagnole (on ne visite pas) qui, la nuit, ressemble à un grand vaisseau illuminé. Pour le voir il faut s’engager sur la P 39 qui escalade la montagne en dégageant d’admirables vues sur la mer.
Au carrefour d’Aït-Youssef-ou-Ali, prendre la direction de Melilla et dépasser Ajdir. La petite route, à gauche, qui descend vers le Club Méditerranée offre le plus beau point de vue sur la baie, le peñón et la petite plaine irriguée où débouche le Nekor.
Le samedi on pourra pousser jusqu’à Im-Zouren 118 km au Sud-Est d »Al Hoceima) dont le souk est particulièrement coloré.