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Amsterdam

Amsterdam

30 juillet 2010

Capitale du royaume des Pays-Bas, Amsterdam n’est pas le siège du gouvernement; les souverains y sont intronisés mais n’y résident pas. La ville est construite sur les rives de l’IJ et de l’Amstel sur près de cent îlots de sables mouvants reliés par mille ponts.
Son réseau de canaux en toile d’araignée, ses maisons de brique hautes et étroites, au fronton à redans ou à volutes, son port, son intense activité commerciale et culturelle, ses musées, donnent au vieil Amsterdam une personnalité marquée au charme prenant.
Renseignements pratiques. — Pour les jeunes, plusieurs brochures, en vente dans toutes les librairies, donnent toutes sortes de renseignements utiles.
Transports. — En raison de l’étroitesse des quais et des problèmes de stationnement, la circulation est difficile à Amsterdam et les encombrements sont fréquents.
Les services de transports publics par bus, tramways et métro peuvent être utiles au touriste. On distribue dans les Offices de Tourisme ou  un petit dépliant pratique concernant ces modes de circulation à travers la ville.
Depuis quelques années un nouveau mode de transport est expérimenté : la mini-voiture électrique (witkar). Disponibles en deux gares de stationnement au centre de la ville, ces voitures ne sont louées qu’à des abonnés.
Location de vélos : Bestevaertraat , Rokin , Staîionsplein. Utrechtsedwars-straat, Amstelveenseweg,
Distractions. — Dans les salles de cinéma, les films sont projetés en version originale, sous-titrée en néerlandais.
Le Nederlands Dans Theater, l’Opéra National des Pays-Bas (Nederlandse Opéra Stichting), le Concertgebouw Orkest offrent des spectacles de qualité à qui ne comprend pas la langue.
La ville édite une petite brochure hebdomadaire en plusieurs langues, où sont indiqués tous les spectacles de la ville et l’emplacement des salles.
Enfin, la vie nocturne un peu particulière qui se déroule aux abords des fameuses «vitrines» du quartier situé à l’Ouest du Nieuwmarkt, mérite d’être observée. Repas. — Toutes les spécialités hollandaises ou internationales sont servies à Amsterdam. La ville possède en outre un grand nombre de restaurants indonésiens. Marchés. — Outre les différents marchés cités dans le texte descriptif, signalons le marché aux timbres, qui se déroule dans une ambiance paisible deux fois par semaine au Sud du Nieuwezijds Voorburgwal.
Manifestations. — Parmi les plus importantes, citons le Festival de Hollande, le Corso fleuri et… l’arrivée de saint Nicolas, événement national pendant lequel les hôtels de la ville sont pris d’assaut.

La légende raconte qu’Amsterdam fut fondée par deux pêcheurs frisons qui avaient abordé en barque sur les rives de l’Amstel. Ils étaient accompagnés d’un chien. Le bateau et l’animal figurent sur les sceaux de la ville au 15e s.
En fait l’existence de la cité n’est connue qu’à partir de 1275: le comte Floris V de Hollande concède alors un privilège commercial à ce village de pêcheurs situé sur une jetée ou digue (dam), à l’embouchure de l’Amstel, Amsterdam se développe par étapes autour du noyau primitif. Vers 1300 elle reçoit son statut de ville, puis est annexée en 1317, par Guillaume III, au comté de Hollande.
En 1345, à la suite d’un miracle (une hostie est retrouvée intacte dans un brasier), Amsterdam devient un centre de pèlerinage.
En 1428, la ville passe avec le comté de Hollande entre les mains du duc de Bourgogne Philippe le Bon. La couronne impériale qu’elle porte dans ses armes lui est accordée en 1489 par Maximilien, veuf de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire.
Le début de la prospérité. — La fin du 16e s. marque pour Amsterdam le début d’une brillante période. Après le pillage de leur ville en 1576 par les Espagnols, les riches marchands d’Anvers se réfugient à Amsterdam; ils apportent avec eux l’industrie du diamant.
Une fois affranchie, par l’Union d’Utrecht (1579), de la tutelle espagnole, la ville connaît une grande prospérité à laquelle contribuent de façon active les nouveaux immigrés. Puis, à la fin du 17e s., arrivent d’Espagne et du Portugal des marranes, Juifs qui, convertis de force au catholicisme, continuaient à pratiquer leur religion en secret. Pour favoriser l’activité commerciale de ces derniers, les autorités leur accordent de grands privilèges.
Le Siècle d’Or (17e s.). — Ce siècle marque l’apogée d’Amsterdam.
Dans le sillage des Portugais, les Hollandais entreprennent leur expansion outre-mer. En quelques années, leurs bateaux rayonnent dans tout l’Extrême-Orient. Us fondent en 1602 la Compagnie des Indes Orientales (Verenigde Oostindische Compagnie, ou V.O.C.) puis en 1621 la Compagnie des Indes Occidentales, et s’installent à la Nouvelle-Amsterdam (New York).
La Banque d’Amsterdam, créée en 1609, est l’un des premiers établissements de crédit d’Europe. La Bourse est construite entre 1608 et 1 61 1 par Hendrick de Keyser. En 1610 est décidée la construction des trois principaux canaux, Herengracht, Kei-zersgracht, Prinsengracht. Ils seront bordés bientôt des demeures de l’opulente bourgeoisie commerçante. On entoure la ville d’une importante muraille où sont installés des moulins à vent.
Rembrandt, né à Leyde, se fixe à Amsterdam en 1630. Il sera enterré en 1 669 dans la Westerkerk.
En 1648, avec le traité de Munster, mettant fin à la guerre de 80 ans avec l’Espagne, I indépendance de la République est reconnue officiellement. Le développement de la navigation entraîne celui de la fabrication des cartes et des globes dont Amsterdam devient spécialiste avec de grands géographes comme le Flamand Hondius qui réédite le célèbre Atlas de Mercator en 1605.