25 octobre 2010
C’est l’ancien Forum Julii qui donna son nom au Frioul. Son site et ses monuments lui donnent un attrait incontestable. La ville fut longtemps indépendante, puis devint résidence des patriarches d’Aquileia. A partir du 15e s., elle appartint à Venise.
La ville dispose d’un dôme dont la façade sobre marquant la transition gothique-Renaissance est percée d’un élégant portail central. L’intérieur est Renaissance, le campanile classique.
La nef, d’une noble simplicité, est caractérisée par de gigantesques colonnes et des arcades très larges. Au maître-autel le retable en argent doré, vénéto-byzantin (12e s.), a été offert par le patriarche Pellegrino IL Dans la nef de droite s’ouvre le musée capitulaire (visite de 9 h à la tombée de la nuit) qui renferme le précieux baptistère du patriarche Callisto, recomposé au 15e s. avec des éléments du 8e s. (reliefs symboliques très fins : paons, griffons, etc.), et 1′ « autel » (8e s.) du duc Ratchis, en marbre, dont les parois sont sculptées d’un Triomphe du Christ, d’une Epiphanie, d’une Visitation.
En face du Dôme, le palais communal, à arcades ogivales, est décoré de blasons.
La ville dispose également d’un Musée archéologique. Situé sur la place, à gauche du Dôme, il comprend une section archéologique riche en sculptures, tant romaines que médiévales. Il abrite également une collection de pièces d’orfèvrerie représentatives de l’art lombard du 7e s., parmi lesquelles la Croix en or de Gisulfo, et une plaque d’ivoire sculptée et gemmée, ayant appartenu au duc Orso. Le Moyen Age est représenté par de beaux objets d’orfèvrerie, et par une collection de manuscrits : on remarque le psautier « de Sainte Elisabeth » (13e s.), orné de miniatures.