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Cologne

Cologne

20 juillet 2010

Cologne est équipée surtout d’industries de transformation métallurgiques, chimiques (caoutchouc), pétrochimiques et pharmaceutiques. Parmi les spécialités se j luxe figurent le chocolat et les parfums. Cologne a donné,son nom à la célèbre eau de toilettej fabriquée pour la première fois par Jean-Marie Farina, chimiste italien installé dans la ville.
Outre les touristes, Cologne attire nombre d’hommes d’affaires – professionnels du matériel ménager, de l’alimentation, de la photographie, etc. – pour ses foires ou salons spécialisés.
Le coup d’œil.— L’immense parc du Rhin* (Rheinpark) (DU), sur la rive droite, offre la meilleure vue d’ensemble de la cathédrale. L’atteindre de préférence par le télécabine partant près 9 j zoo (service de Pâques à fin octobre, de 10 h à 20 h – prix AR : 2,50 DM) et survolant le Rhin
Les 11 000 vierges. — Selon la légende, sainte Ursule, fille d’un roi britannique du 4e s., aura. » été massacrée par les Huns, au retour d’un pèlerinage à Rome, avec 11 000 compagnes. Ma= la critique historique conteste ce chiffre : le manuscrit latin qui rapporte l’épisode contie-ci l’inscription XIMV, ce qui pourrait aussi bien signifier 11 vierges martyres que 11 mille vierges.
Sainte Ursule est patronne de Cologne; les armes de la ville portent, sous les couronnes des rois mages, dont les reliques parvinrent ici en 11 64, les 11 flammes qui symbolisent les martyrs. Saint Géréon, soldat romain, martyr au 3e s., est associé à ce patronage.
Cologne « la Sainte». — Le Moyen Age esi une période florissante pour la cité, Cologne ess la ville la plus peuplée d’Allemagne; on compte 40 000 habitants à l’intérieur de son enceinte fortifiée. Elle doit sa puissance à la vitalité de l’Église.
L’évêché, fondé par l’empereur Constantin au 4e s., est élevé au rang d’archevêché par Charle-J magne. Le rôle des archevêques, dont plusieurs sont canonisés, est prépondérant Jusqu’au 1 3e s. Des églises – dont la cathédrale – des couvents, des collégiales sortent de terre ; on en dénomb-» plus de 150. La cité devient le centre religieux, intellectuel et artistique le plus brillafl de la vallée du Rhin. D’éminents maîtres à pensery professent entre 1 248 et 1 327 : Albert le Grand, professeur de Thomas d’Aquin, et Maître Eckhart, tous deux dominicains, Duns Scot, franciscain.
La puissance économique de Cologne n’est pas moindre : rivale de Lubeck dans la Hanse, elle impose son système de poids et mesures à toute l’Allemagne du Nord. Sa première foire a lieu en] 1 360. Cologne devient ville libre en 1475.
Les Madones de Cologne. — La sculpture colonaise, importante dès le 1 2e s., atteint son apogée au 14e s. Elle est surtout riche en sujets religieux et donne la première place aux madones, j Dans ces Vierges gothiques, au déhanchement gracieux, au sourire à peine esquissé, s mysticisme fait place à un certain sentimentalisme religieux. Les plus célèbres sont celles de] la cathédrale, de Ste-Marie-Lys (DY) et de la précieuse collection du musée Schnutgen.
L’École de Cologne. — La peinture colonaise appartient à deux périodes : au début du 1 5e s. elle s’inspire de l’art français et plus spécialement bourguignon; vers le milieu du même siècle, elle subit l’influence hollandaise qui se répand en Allemagne du Nord. Elle passe en même temps 6s l’idéalisme mystique de l’époque gothique au réalisme gracieux de la Renaissance. Les traits constant sont le raffinement et la suavité des sujets, la délicatesse des couleurs.
Le Maître de Sainte Véronique, le Maître de Saint Séverin, le Maître de la Vie de la Vierge marque-: les étapes de cette évolution. Deux peintres sortent de l’anonymat : Stephan Lochner , colonais d’adoption né à Meersburg qui porte à son apogée la première période mais dans un style personnel ; Barthel Bruyn l’Ancien  qui se rallie déjà à l’art des portraitistes hollandais.
Cologne possède la «vieille ville » la plus étendue d’Allemagne; elle forme un demi cercle entre le Rhin, sur une longueur de 3 km, et une première ceinture verte constituée par le Rind (6 km), le long des anciennes fortifications du 1 2e s. Le système des communications était déterminé par la croisée de deux voies, la Hohe Strasse (DX) (Nord-Sud) et la Schildergasse.
Le reste de la ville s’ordonne en zones concentriques autour de ce noyau : jusqu’à la seconde ceinture verte qui comprend l’Université et les parcs, s’étend la «ville neuve », presque centenaire maintenant, au-delà de laquelle rayonnent les faubourgs.
Les « Veedel ». — C’est le nom dialectal donné aux quartiers de la ville ancienne centrés est une église paroissiale (St-Pantaléon, St-Géréon, St-Cunibert, etc.) qui ont gardé leur autonomie et leurs traditions. Le plus caractéristique est celui de St-Séverin où l’on retrouve la rue de provinct avec ses petits magasins et ses cafés.