10 juin 2011
Posté sur un piton du bassin de St-Veit, à la limite du Zollfeld, berceau de la Carinthie, le château de Hochosterwitz, resté depuis 1571 la propriété de la famille Khevenhùller vaut surtout par son site de nid d’aigle. Le dispositif de sa rampe d’accès, fortifiée avec un extraordinaire luxe de précautions, en prévision de la menace turque, qui pouvait encore paraître toute proche à l’époque de sa construction, est non moins curieux.
Montée au château — 1 h à pied AR environ. Traversant le hameau de Hochosterwitz, situé au pied du rocher, s’engager dans le chemin médiocre amorçant la montée au château et quitter la voiture au parc gardé. Le visiteur emprunte alors la rampe d’accès, aménagée de 1570 à 1586 par Georg Kheven-hiiller (1534-1587). Gouverneur de la Carinthie, ce haut personnage fit de sa forteresse une sorte de place de refuge protestante.
Parmi les quatorze portes qui coupent le chemin (onze sont franchies par le visiteur), en tirant parti des coupures naturelles des ravins pour constituer des points de résistance isolés par des ponts-levis, la construction la plus monumentale est la 7e porte dite de Khevenhiiller (1582), surmontée d’une tête de lion et d’un buste de Georg Khevenhuller. Au terme de cette montée, prodigue en vues sur la région mamelonnée de St-Veit, d’où émerge la bosse de l’Ulrichberg, on dépasse la chapelle du château et l’on accède à la cour intérieure (entrée : 5 S) aménagée en café-restaurant. Il est possible de visiter certaines salles du château (collections d’armes et d’armures, tableaux de famille des Khevenhuller – prix : 5 S).