15 septembre 2010
Au carrefour que détermine la croisée de la vallée de l’Inn et de la trouée de la Sill par où s engouffrent, en direction du col du Brenner, à côté des convois ferroviaires, plusieurs millions de voitures roulant vers l’Italie, Innsbruck (« pont sur l’Inn »). capitale administrative et intellectuelle du Tyrol, constitue, avec Grenoble et Bolzano, la seule ville réunissant plus de 100 000 habitants, située à l’intérieur même de la chaîne des Alpes.
La perspective de la Maria-The-resien-Strasse vers les flancs abrupts, longuement enneigés, de la Nord-kette (massif des Karwendel) marie l’urbanisme et le paysage en un tableau qui compte parmi les toutes premières illustrations de l’Europe touristique. Bien oies détails confirment ici la familiarité entre l’homme et la montagne : à Innsbruck, qui n’atteint pourtant même pas l’altitude de 600 m, il n’est pas rare de voir en hiver les employés et les étudiants consacrer leur pause de midi à la descente en ski des pistes partant de la Seegrube (station intermédiaire du téléphérique de la Nord-kette). Bien sûr, si vous n’êtes pas adepte du slalom entre les sapins, toutes sortes d’autres sports d’hiver sont disponibles. Les Jeux Olympiques d’hiver de 1964 ont marqué une étape décisive du développement touristique d’Innsbruck avec l’aménagement du nouveau tremplin de saut de Bergisel, du stade de glace (patinoire couverte) et de l’aéroport. La qualité de cet équipement a permis à la ville d’être de nouveau promue cité olympique pour les Jeux de 1976.
En été, les foules qui choisissent
Innsbruck comme étape sont bien près de saturer l’équipement hôtelier de la ville avec de nombreux hôtels de qualité, mais le quartier historique a été heureusement rendu aux piétons. Dans son ensemble, la cité, modérément industrialisée, n’a pas perdu, dès que l’on s’écarte de ses grandes artères, son caractère provincial.