13 décembre 2010
Adossée aux derniers contreforts de la serra d’Arrâbida, au Nord du large estuaire du Sado, Setûbal est à la fois une ville industrielle, un port et une étape touriste sur la route conduisant en Alentejo et en Algarve. Les touristes trouvent à Setûbal d’intéressants monuments et, entre la praça Almirarta Reis et l’église Ste-Marie, un quartier ancien dont les ruelles étroites contrastent avec les larpes avenues de la ville moderne. Ils apprécient aussi son vin muscat et ses confitures d’orange. La ville a vu naître la cantatrice Luisa Todi et le poète Bocage.
Un port animé. – L’activité de la ville est très diverse : cimenterie, accrochée aux pertes de la serra, exploitation des marais salants sur les rives du fleuve, montage de camions et d’automobiles, industrie chimique, conserverie du poisson et commerce de produits agricoles de la région. La construction navale est très développée à Setûbal ; on y aménage actuellemen: des chantiers (Setenave) qui, par leur importance, doivent dépasser ceux de Lisbonne.
Après Lisbonne et Leixôes, Setûbal est le 3* port du Portugal continental. Il comprend le port de pêche (sardines) comptant plus de 2 000 bateaux, un port de plaisance et un port de commerce. Ce dernier est en relations avec les grandes cités maritimes d’Allemagne dî Hollande, d’Espagne et de Grande-Bretagne ; ses échanges portent surtout sur le charbon se les phosphates à l’entrée, le ciment et les pâtes à papier à l’exportation.
Les huîtres portugaises. — La région de Setûbal, comme celle de Faro, est un centre proou:-teur de gryphées, mollusques qui prennent à la consommation le nom d’huîtres portugaises. A l’état vif, elles sont peu appréciées des Portugais qui les préfèrent cuites. De toute façon ils en consomment peu dans le pays ; aussi les ostréiculteurs orientent-ils leur activité vers la production de naissain dont Setûbal détient le monopole presque exclusif des exportations au Portugal.