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Villecomtal

Villecomtal

12 octobre 2010

Maurice Lacombe, adjoint au maire, chargé du tourisme et de la communication ; Pierre Redouly, habitant de la seule « maison noble » du village ; Joëlle Boscus, toujours disponible pour guider les visiteurs : ils se relaient sans trêve, d’un sujet à l’autre. Par quoi commencer ? Le nom peut-être : Villecomtal, c’est le village du comte, celui de Rodez, Henri II. Contrairement à ce qu’annonce un panneau à l’entrée du bourg, Villecomtal n’est donc pas une bastide. C’est un village rue – la Droite – autour de laquelle se rassemblèrent les habitants des hameaux dispersés dans les environs. Un village pauvre, peuplé surtout de brassiers qui, comme le nom l’indique, louaient leurs bras à qui en avait besoin. Leurs maisons étaient étroites mais leur village ouvert. Ce n’est qu’au fil des invasions et maladies diverses qu’il fut fortifié de remparts clos par deux portes.
On peut poursuivre par l’épisode des Enfarinés dont Villecomtal fut un fief dans lequel vécurent les deux derniers prêtres de la Petite Rome, Delhon et Régis. Autour de ce pan de l’histoire est imaginé un projet de randonnées pédestres pour lequel appel est lancé à tous ceux qui auraient un lien ou des informations. Ce mouvement, lancé en 1802, avait encore ses fidèles en 1936 à Villecomtal, époque où, sur leur lit de mort, certains gardaient leur dernier souffle pour proclamer : « Je suis un Enfariné ». En grimpant sur les hauteurs du village, on parvient à la Maison de la République. Sur le volet qui protège l’unique fenêtre du rez-de-chaussée, un panonceau conseille de l’ouvrir. Derrière, dans embrasure, une Marianne en grande partie décapitée. Une plaisanterie de gamins que l’un d’eux, à l’âge adulte, répara en offrant un autre buste, toujours en bonne place. Cette maison était celle de Clément Douranjou, boucher du village et fervent républicain à l’époque de « la guerre des culs blancs et des culs rouges ». Pour célébrer la IIIe, il organisa notamment un mémorable banquet, en 1911, et fut à l’origine de la réalisation et de l’érection d’un monument dédié à Raymond Poincaré qui se trouve actuellement hors du village. Le bourg va bénéficier d’une opération « Cœur de village », portée par le Conseil général, mais aussi, dès cet automne, de travaux sur le porche, la calade et la seule façade à encorbellement qui ait franchi les siècles.
De plus, au Point accueil, une exposition de minéraux et fossiles – issus de la collection de Charles Roy – est à visiter absolument, tout comme est incontournable une halte chez Maryse Picou où l’on vous racontera la grande époque du Rallye du Rouereue.